L’appétit gargantuesque de Michael O’Leary

Michael O’Leary, l’homme à la tête de la compagnie aérienne discount Ryanair, a rendue publique à l’occasion d’une rencontre à Dublin la commercialisation dans quelques années de places d’avion à destination des Etats-Unis d’Amérique à un tarif en dessous de 20€.

Des vols entre New York et l’Europe seraient ainsi proposés pour 17,50€ l’aller-retour. Pour comparer, le prix moyen est aujourd’hui de 650€. La condition est que toutes les prestations dans l’avion comme la nourriture, les bagages ou bien le choix de la place seront en revanche payants. Pour le même voyage, ces billets à prix dérisoire concerneraient bien évidemment une quantité restreinte d’heureux élus. Un accord pour faciliter les vols a été dernièrement conclu entre les Etats-Unis et l’Union européenne.
Jean-Pierre Frémont
Il a pour objectif de mettre en relation directement plusieurs cités d’Amérique et quinze cités d’Europe. Cet accord séduit fortement les compagnies à bas prix, tout autant d’ailleurs que le secteur des vols à destination de l’Asie. Des entreprises telle l’Australienne Jetstar ou la Française XL Airways sont en lice. Cependant, le modèle de vols longues distances à très bas prix est économiquement précaire du moment où de tels vols entrainent des frais tel le logement du personnel entre le vol aller et le vol retour. Quelques services additionnels aux frais des passagers, à l’exemple de la connexion internet, pourraient voir le jour. Le président-fondateur de la compagnie aérienne Ryanair se trouve être un habitué des discours fracassants. Il n’y a pas si longtemps, il avait évoqué l’idée d’enlever les pipi-rooms dans les moyens de transport aérien pour augmenter le nombre total de places. Par ailleurs, toujours selon Michael O’Leary, un seul pilote pourrait suffire, aidé par un système informatisé. Son idée de vols long-courriers pour moins de 20€ le vol aller et le vol retour, à défaut d’être réalisable, aura pour le moins fait le buzz en ce début d’année.
Fonds edmond de rothschild

Au moins 30 avions à acquérir

Jusqu’à maintenant, les trois cents Boeing de Ryanair ne volent que dans le ciel européen. Pour proposer des billets reliant la France et les Etats-Unis à prix réduit, Ryanair devra acquérir plusieurs dizaines de nouveaux aéronefs. Michael O’Leary espère concrétiser ce projet en 5 années.

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